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La France, depuis la création de l’académie royale de peinture et de sculpture sous Louis XIV et Charles Le Brun, elle accueille les artistes étrangers. Cette tendance ne cesse pas de s’accroître surtout au XIXe siècle. La France accueille les peintres américains qui viennent terminer leurs formations dans les ateliers des peintres français.

Charles Sprague Pearce, peintre américain, suivait ses études dans l’atelier du peintre français Léon Bonnat. Le peintre américain Pearce a perfectionné sa peinture. Par conséquent il devient reconnu par les différents instituons artstiques. Pearce expose chaque année au Salon en France. De plus il fait son apparition aux Etats-Unis, à la Pennsylvania Academy of Fine Arts de Philadelphie / PAFA.  Dans la seconde moitié du XIXe siècle on l’a une nouvelle coopération artistique entre la France et les Etats-Unis. Pearce occupe des postes importants en France ainsi qu’aux Etats-Unis. Il est membre du jury de la section des Beaux-Arts à l’Exposition universelle de 1889 [Voir glossaire]. De plus il participe à la contribution de Paris Society Of Americain Painters. Ce peintre n’est pas proprement impressionniste. Cependant l’esthétique emprunte le naturalisme des impressionnistes. Ainsi elle traite le réalisme de Courbet. Alors le peintre peignait des toiles incarnant les attributs de la modernité française au XIXe siècle.

Charles Sprague Pearce,  Le retour du troupeau, date non mentionnée, Huile sur toile, 226 × 325 cm, Musée Franco-Américain Blérancourt, France

Charles Sprague Pearce, Le retour du troupeau, date non mentionnée, Huile sur toile, 226 × 325 cm, Musée Franco-Américain
Blérancourt, France

Le retour du troupeau souligne une dimension naturaliste. Cependant on peut évoquer une autre dimension idéaliste . De ce faite Pearce oscille entre naturalisme et idéalisme. Le peintre suit aussi la conception picturale de Courbet. Dans l’oeuvre The Arab Jeweller on le montre une dimension très réaliste comme  Les casseurs de pierres de Courbet [Voir glossaire]. Néanmoins l’idéalisation est toujours présente. Pearce emprunte alors tous les attributs liés à la modernité française en témoignant des nouveautés picturales. Ce peintre est proche des peintres impressionnistes connus comme Edouard Manet ou encore Edgar Degas.  A cette époque on l’a plusieurs peintres américains qui exposent avec les français. Ils font aussi propager la culture impressionniste en Amérique.

Charles Sprague Pearce, Arab Jeweller,  1882, peinture à l'huile, 116.8 x 89.9 cm, Metropolitan Museum of Art, New York City, Etat-Unis

Charles Sprague Pearce, Arab Jeweller, 1882, peinture à l’huile, 116.8 x 89.9 cm, Metropolitan Museum of Art, New York City, Etat-Unis

D’autre part, Gari Julius Melchers, peintre américain suit un enseignement à Paris dans l’Académie Julian. Tout d’abord il s’est marqué par un style académique et élitiste. Cependant durant son voyage en Hollande il commence à admirer l’impressionnisme. L’oeuvre Le Bosquet de Gari Julius, conservée au musée franco-américain nous montre l’influence impressionniste sur le peintre américain. Les couleurs et les lumières dominent toute la toile à la manière des premiers impressionnistes. Il y en a plusieurs peintres américains empruntant aux français la technique naturaliste comme Walter Elmer Schofield. Cependant on ne pourrait pas insérer ces œuvres dans notre article car sont pas encore dans le domaine public de l’union européenne.  En outre durant la seconde moitié du XIXe siècle, plusieurs peintres se déplacent entre les Etats-Unis et la France. Plusieurs villes accueillent ces peintres comme Barbizon, Giverny et Auvers-sur-Oise. Les peintres américains comme Walter Elmer Schofield et Charles Sprague Pearce s’inscrivent dans la tradition impressionnisme qui consiste à peindre sur le motif. En 1887 on a une nouvelle génération de peintres américains à Giverny.

Theodore Robinson, Giverny, 1889, huile sur toile, 39,37 × 55,88 cm, The Phillips Collection, Washington, Etats-Unis

Theodore Robinson, Giverny, 1889, huile sur toile, 39,37 × 55,88 cm, The Phillips Collection, Washington, Etats-Unis

Ils s’inspirent de Monet et des transformations lumineuses de la Ville. Theodore Robinson et John Leslie Breck fréquentaient Monet à Giverny. Ils ont appris alors la technique impressionniste française. En outre, Mary Cassatt, artiste et collectionneuse américains, fréquentait les impressionnistes français comme Camille Pissarro et Edgar Degas.  Ainsi, elle est la première impressionniste américaine qui a exposé à Paris en 1886. Les peintres américains ont emprunté la culture impressionniste de la France en l’adaptant en peignant les villes américaines. Par exemple Theodore Robinson peint la vie et les paysages de  New York. Cette peinture impressionniste vient de justifier un impressionnisme cosmopolite. L’institution muséale s’est intéressé à cette thématique avec l’exposition L’impressionnisme et les américains du 28 mars au 29 juin 2014 à musée des impressionnismes de Giverny. Je vous insère le dossier de presse qui m’a aidé à faire de la documentation.

 L’impressionnisme américain incarne la modernité, la culture du fugitif et les nouvelles théories sur la lumière et la couleur. Il est alors une peinture de la modernité.

Source 

L’impressionnisme et les américains : Dossier de presse

Histoire-image, l’influence de l’impressionnisme dans la peinture américaine

Abdou  Azzouz

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